--- Lundi dernier je suis partie à Paris, avec mon papa, dans l'optique de dénicher mon futur petit cocon. Nous avions deux jours pour mener cette mission à bien. Au mieux on décrochait le gros lot au pire on rentrait bredouille...et c'est ce qui nous faisait le plus peur. Nous nous étions préparés à être parachuté dans la jungle immobilière parisienne sans précédent, prêt à sortir les griffes et à rugir pour être les premiers, au final la galère s'est avérée moins cruelle que prévue.
Après une première visite qui nous avait laissé, mon père et moi, assez perplexe, le propriétaire, businessman parisien chic et décontracté, tente le tout pour le tout et nous propose d'aller visiter la dernière studette qui lui reste. Le propriétaire, sur-motivée, nous lance "allez, venez, je vous embarque dans ma voiture avec moi". Mon père et moi avons mordu à l'hameçon.
Et voilà comment nous nous sommes retrouvés assis dans une Mercedes aux sièges oranges très kitsch pour une virée dans les rues de Paris. Après avoir défié les voitures sur la place de l'Étoile nous nous sommes retrouvés dans une petite impasse, au calme. Mais avant d'atteindre le studio, il a fallu monter les 7 étages à pied, sans ascenseur. Pour moi qui ai horreur de monter dans un ascenseur, je ne voyais aucun inconvénient à gravir les 7 étages. Ambiance militaire, pas et respiration synchronisés et en avant marche...pas de répit entre deux étages, non, on s'est fait les sept étages d'une seule traite et c'est quelque peu essoufflés, je l'admets, que nous sommes arrivés sur le palier. La clé s'insère dans la serrure, deux tours, petit clap et la porte s'ouvre.
Du parquet, un lit, une petite cuisine, un bureau, un placard avec glace et une vraie salle de bain! Pas une cabine de douche accolée à la cuisine, pas une douche et des toilettes sur le palier, non, une vraie salle de bain avec une porte. Et me voilà soulagée parce que les WC sur palier hors de questions. Le câble pour la télé, la prise téléphonique pour internet (fallait pas l'oublier celui là), des peintures toutes fraîches d'une semaine, le tout meublé, sain et propre. Mais le plus spectaculaire dans tout ça, je crois bien que c'est la vue dégagée sur le Sacré-Cœur, sur les toits...J'imagine déjà ce que ce sera une fois la nuit tombée, une fois que les lampadaires auront pris le relais, tout ces petits points de lumières qui formeront une belle guirlande...j'ai hâte.
Lundi dernier j'ai donc signé le premier bail de ma vie et c'est seulement une fois que j'ai eu les clés en main que j'ai pris conscience ma vie allait prendre un nouveau tournant, une nouvelle vie qui n'est que la continuité de celle que je vis déjà.